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Toute notre Auguste & Julie

  • Auguste & Julie

    mercredi 10 octobre 2012

    1831 : Auguste Boizel épouse Julie Martin, descendante d’une lignée de vignerons établis à Aÿ depuis le XVIème siècle. Dans les archives familiales, miroite un contrat d’arpentage daté de 1682 : l’arpenteur royal a mesuré pour ses ancêtres 24 arpents de vignes à Mareuil-sur-Ay.

     

     

    1834 : fondation officielle de la Maison à Epernay, rue Saint Rémy. Auguste et Julie, décident de s’investir, de tout investir dans la grande aventure du Champagne. Louis Gabriel Auguste Boizel est issu d’une vieille famille champenoise d’ Etoges, près de Montmort. Son frère est le maire du village. Fait très rare à l’époque, la Maison porte les noms des deux jeunes mariés « BOIZEL-MARTIN ». Ils choisissent aussi, parmi les premiers en Champagne, d’apposer une étiquette sur leurs bouteilles : témoignage émouvant de ces débuts, l’étiquette d’origine, a été retrouvée par un collectionneur et offerte par amitié à la famille Boizel. 

     

      BoizelMartin

     

    A l’époque, le Champagne conserve encore bien des secrets. L’élaboration est très aléatoire : les récoltes sont souvent très faibles en quantité et en qualité, la vinification et la prise de mousse sont pour le moins irrégulières car les rôles du sucre et des levures ne sont encore ni connus, ni maîtrisés.

     

    Les bouteilles soufflées sont très fragiles, parfois plus de la moitié se brise en cave lors de la seconde fermentation. Le contexte difficile et les ventes évoluent brutalement au gré des évènements politiques et économiques.

    L’aventure apparaît d’autant plus remarquable qu’Auguste et Julie Boizel sont très jeunes. A force d’enthousiasme et de persévérance, voire de témérité, ils parviennent à créer de grands Champagnes et à les faire reconnaître. Leur réputation s’établit petit à petit en France, mais aussi à l’étranger, un marché dont ils devinent déjà l’importance.

     

     

    1853 : ils achètent pour 800 francs un excellent emplacement  au flanc du Mont Bernon. Les caves très hautes et très larges sont creusées à partir de 1858 dans une craie magnifique qui garantit fraîcheur, humidité et tranquillité parfaites pour la conservation des vins.  Au-dessus, selon les habitudes de l’époque  où vies privée et professionnelle sont souvent entremêlées, sont construits les bas celliers pour les fûts, les grands celliers de dégorgement et d’habillage, les entrepôts, les bureaux et la demeure familiale.

     

     

    1865 : c’est l’année du premier Millésime de la Maison, fruit d’un assemblage de vins clairs provenant d’une seule très belle année. Les champenois gardent toujours un œil sur le ciel. De ses humeurs, si capricieuses en Champagne, dépend la réussite des vendanges. Du subtil équilibre entre soleil et pluie éclosent les grands vins. Pour assurer l’équilibre, l’ampleur et la continuité du goût dans les années moins remarquables, les Champagnes sont presque toujours des « multi-millésimes », issus de plusieurs années et plusieurs crus.

     

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