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Toute notre Une famille, cinq générations

  • Évelyne & Christophe

    mercredi 10 octobre 2012

    Evelyne et Christophe reprennent ensemble le flambeau : leurs études, leurs métiers les menaient vers d’autres horizons mais le Champagne c’est une passion ! Une dynamique nouvelle souffle sur la Maison, qui s’inscrit à la perfection dans son temps et suscite de plus en plus la curiosité, puis l’intérêt du monde médiatique. En 1976 et en 1977, Boizel devient le  Champagne officiel des Championnats de F2 et F3 en Italie.

     

     

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    1984 : c’est le 150e anniversaire de Boizel. À cette occasion, Evelyne résume ainsi l’esprit des Boizel : “Une Famille, une Maison, une Tradition”. Des mots qui ne sont pas de simples mots creux mais qui reflètent l’authenticité et l’engagement de cinq générations. L’acquisition d’un bel établissement sur la prestigieuse avenue de Champagne -les  Champs-Elysées sparnaciens- va permettre d’installer tout d’abord une nouvelle cuverie puis d’y rassembler toute la Maison.

     

     

    1990: A leur tour Evelyne et Christophe créent de grandes cuvées : ils élaborent pour la première fois, la « Cuvée sous Bois » ,une cuvée entièrement vinifiée en fûts anciens selon les méthodes traditionnelles du début du XXème siècle « pour permettre aux amateurs de retrouver le caractère des Champagnes d’autrefois ».

    Ils enrichissent la collection des « Joyau de France » avec le Joyau de Chardonnay 1989 et le Joyau de France Rosé 2000.

     

     

     

    1992 : la chaîne de télévision britannique ITV choisit Boizel pour son émission “Vive la Différence” : très suivie outre-Manche, elle s’emploie à faire découvrir aux Anglais la vie des femmes dans chaque pays d’Europe par un « échange de vie de 24 heures» : ainsi la duchesse de Roxburghe vient à Epernay pendant une journée, et épouse toutes les activités d’Evelyne.

     

     

    1994 : Evelyne et Christophe décident de rejoindre le petit groupe créé par Bruno Paillard et Philippe Baijot, aujourd’hui devenu Lanson-BCC, second de Champagne : une belle aventure  qui a favorisé le développement harmonieux de la Maison  en préservant et l’esprit d’excellence et la  tradition familiale des Boizel.

     

     

    Chaque année, Evelyne confie la réalisation du coffret de fêtes à une femme de style (Vanessa Seward, India Madhavi, Pascale Mussard…. ). Ces collectors originaux subliment une cuvée Boizel avec panache, sensibilité et …humour parfois.

     

     

    2009 : célébration du 175ème anniversaire : c’est l’occasion pour Evelyne de rassembler souvenirs et anecdotes sur les cinq générations qui ont fait la Maison : le livre « Champagne Boizel, une histoire de famille » est dédié à tous les amateurs de Boizel dans le monde. C’est grâce  à eux que cette histoire existe et continue. 

     

     

    Et la sixième génération s’investit : Florent et Lionel ont rejoint la Maison. Tirant partie de leurs expériences antérieures à l’international ou en France, ils sont fiers de contribuer à leur tour  à l’élaboration des cuvées, au développement et au rayonnement de Boizel.

     

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  • René & Érica

    mercredi 10 octobre 2012

    1945 : René Boizel reprend une Maison que la crise de 1929 et la Seconde Guerre mondiale ont ébranlée. Ce grand sportif est un lutteur né. Soutenu à tous les instants par sa femme d’origine hollandaise, Erica, il redresse la barre avec autant de courage que de détermination. Les premières années sont consacrées à la difficile reconstitution des stocks indispensables à la pérennité de la maison.

     

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    Puis il se consacre à la reconquête de nouveaux marchés, en parfaite adéquation avec l’esprit de la Maison. Ainsi Le Doyen, Potel & Chabot, Le Café de Paris, mais aussi les hôtels Plazza, Scribe, et George V font désormais partie de la prestigieuse clientèle. René et Erica s’attachent avec succès et passion au développement européen,  en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne de l’Ouest…

     

    1950 : La Maison retrouve tout son lustre et joue les stars, avec des clients fidèles comme Florence Gould, célèbre mécène proche des milieux artistiques et littéraires pendant plusieurs décennies, qui ne sert sur son yacht que du Boizel, car, disait-elle, « il tient bien la mer ». Comme Alfred Hitchkock, grand amateur de Champagne Boizel, ou le prince Ali Khan, qui commande des caisses de Rosé par douzaines : son épouse Rita Hayworth adore le Champagne n’a-t-elle pas tourné un petit film du nom de « Champagne safari » ?

     

     

    1955 : Marcel Carré est nommé chef de caves. Un homme remarquable, qui racontait avec humour qu’en 1922, à l’âge de 14 ans, il était entré par erreur chez Boizel car il s’était trompé d’adresse : il y travaillera pendant 51 ans jusqu’à sa retraite en 1973.

     

     

    1961 : René crée la première cuvée spéciale de la Maison : Joyau de France, dans l’un des plus grands millésimes du siècle. Le choix des raisins exprime toute la puissance et la finesse extrême des grands Pinots noirs champenois, soutenus par la délicatesse et la minéralité des meilleurs Chardonnays de la Côte des Blancs : « le Chardonnay souligne, le Pinot noir signe ». Ses enfants Eric et Evelyne ont surnommé le caveau de réserve  « Trésor » : la cuvée spéciale en est le Joyau !  

     

     

    1972 : la disparition brutale de René et celle son fils Éric qui souhaitait venir se consacrer à son tour à la Maison familiale, conduisent Erica à se saisir courageusement des rênes de la Maison. Sa  fille  Evelyne et son gendre Christophe reviennent auprès d’elle pour se former avec l’aide précieuse de Marcel Carré, le chef de caves. 

     

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  • Jules & Louise

    mercredi 10 octobre 2012

    1918 : Jules poursuit le parcours exigeant des générations précédentes avec cette science quasiment instinctive et cette sensibilité si particulière qui distinguent les véritables Champenois. Il succède donc à son père Edouard et dirige à son tour la Maison. (Son père continuera pourtant de passer tous les jours au bureau jusqu’à sa mort à 96 ans, une longévité exceptionnelle pour l’époque !).  

     

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    Avec sa femme Louise, ils affinent notamment les Champagnes bruts non millésimés, qui deviennent ainsi de plus en plus délicats et authentiques. Ce qui va leur permettre de fournir de grandes maisons françaises comme Maxim’s, le Royal Monceau, l’Hôtel du Mont d’Arbois…

     

    1925 : Profitant des atouts de la maison, Jules développe aussi les exportations en Europe vers la Belgique, la Suisse, et même vers l’Australie : à nouveau une histoire d’amitié durable avec une grande famille australienne les Meyer, un couple extraordinaire rencontré alors qu’il effectuait son voyage de noces, sur un paquebot transatlantique.

     

     

    1929 : un millésime historique ; c’est aussi l’année merveilleuse des premiers Blanc de Blancs de la maison, un choix très rare à l’époque. Dans les très grandes occasions, les Boizel et leurs invités ont encore le privilège émouvant de déguster ce fabuleux vin, toujours légèrement pétillant et aux arômes puissants de noisettes torréfiées. Conservé « sur pointe » dans le Trésor (càd tête en bas avec le dépôt encore présent rassemblé sur le bouchon), son ouverture et son dégorgement « à la volée » requièrent un doigté exceptionnel que seul un caviste très expérimenté peut maîtriser.

     

     

    1932 : L’Angleterre est toujours le principal client de la maison et, avec Louise, ils se rendent plusieurs semaines par an  à Londres pour les grands évènements de la « season ». Ils sont particulièrement fidèles aux Régates Royales de Henley, car leur fils René est un passionné d’aviron. Entraîné par un Anglais, Bert Barry, il gagne la Coupe de Paris en skiff, après avoir été sacré champion de France junior en 1931.  Pour participer aux compétitions, il parcourt l’Europe avec son skiff sur le toit de sa voiture et rencontre ainsi à Amsterdam, sa future femme, Erica.

     

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  • Édouard & Adèle

    mercredi 10 octobre 2012

    1871 : la société prend le nom de BOIZEL PERE & FILS. Le contrat de famille entre Auguste et son fils Edouard est signé par les deux hommes, mais aussi par Julie, preuve supplémentaire de son association pour moitié avec son mari. Edouard devient le président à trente-deux ans.

     

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    A la mort de son père en 1876, Edouard donne son prénom à la Maison. Il a lui aussi épousé une agéenne en 1865, Adèle Camuset, descendante de la Maison Camuset, fondée sous la révolution en 1796. Une cuvée sera d’ailleurs étiquetée pour l’occasion : BOIZEL-CAMUSET, propriétaire de vignes.

     

     

    1872 : Edouard et Adèle apportent leur touche en réduisant les dosages et en élaborant les premiers Bruts de la Maison. A l’époque, les Champagnes se consommaient très sucrés. A la demande des Anglais, ils seront de moins en moins dosés. Les découvertes  de Pasteur et Chaptal permettent enfin une plus grande régularité dans les vinifications. 

     

     

    Toujours plus soucieux de perfection, Edouard millésime les très grandes années : certaines dorment encore au plus profond des caves Boizel, dans les niches du « Trésor ».

     

     

    Ce caveau oenothèque renferme et protège les archives « liquides » de la Maison dont 11 bouteilles de 1834, les premiers vins élaborés par Auguste et Julie. S’y trouvent certains des millésimes les plus célèbres du 19ème et du 20ème siècle : 1870, 1893, 1900, 1929, 1945 (dont les bouteilles sont bleues à cause des restrictions de la fin de la guerre), 1959, 1961 etc.

     

     

    1887 : signature du premier contrat avec la fameuse société anglaise Hedges & Butler, une très importante maison de vins londonienne fondée en 1667 et aussi une grande famille avec laquelle les liens amicaux vont perdurer au fil des générations et jusqu’à aujourd’hui. Edouard leur accorde l’exclusivité de la distribution des cuvées Boizel pour tout le Royaume-Uni. En 1987, le centenaire de ces liens sera célébré avec faste à Londres, l’occasion de déguster avec  émotion quelques bouteilles du Trésor ! 

     

     

    1910 : passage de la comète de Halley, qui va inspirer de nombreuses armoiries du Champagne. Et aussi… un graveur anonyme qui taillera dans la craie tendre des caves Boizel la date de l’événement et une comète joliment stylisée qui veille sur le Trésor…

     

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  • Auguste & Julie

    mercredi 10 octobre 2012

    1831 : Auguste Boizel épouse Julie Martin, descendante d’une lignée de vignerons établis à Aÿ depuis le XVIème siècle. Dans les archives familiales, miroite un contrat d’arpentage daté de 1682 : l’arpenteur royal a mesuré pour ses ancêtres 24 arpents de vignes à Mareuil-sur-Ay.

     

     

    1834 : fondation officielle de la Maison à Epernay, rue Saint Rémy. Auguste et Julie, décident de s’investir, de tout investir dans la grande aventure du Champagne. Louis Gabriel Auguste Boizel est issu d’une vieille famille champenoise d’ Etoges, près de Montmort. Son frère est le maire du village. Fait très rare à l’époque, la Maison porte les noms des deux jeunes mariés « BOIZEL-MARTIN ». Ils choisissent aussi, parmi les premiers en Champagne, d’apposer une étiquette sur leurs bouteilles : témoignage émouvant de ces débuts, l’étiquette d’origine, a été retrouvée par un collectionneur et offerte par amitié à la famille Boizel. 

     

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    A l’époque, le Champagne conserve encore bien des secrets. L’élaboration est très aléatoire : les récoltes sont souvent très faibles en quantité et en qualité, la vinification et la prise de mousse sont pour le moins irrégulières car les rôles du sucre et des levures ne sont encore ni connus, ni maîtrisés.

     

    Les bouteilles soufflées sont très fragiles, parfois plus de la moitié se brise en cave lors de la seconde fermentation. Le contexte difficile et les ventes évoluent brutalement au gré des évènements politiques et économiques.

    L’aventure apparaît d’autant plus remarquable qu’Auguste et Julie Boizel sont très jeunes. A force d’enthousiasme et de persévérance, voire de témérité, ils parviennent à créer de grands Champagnes et à les faire reconnaître. Leur réputation s’établit petit à petit en France, mais aussi à l’étranger, un marché dont ils devinent déjà l’importance.

     

     

    1853 : ils achètent pour 800 francs un excellent emplacement  au flanc du Mont Bernon. Les caves très hautes et très larges sont creusées à partir de 1858 dans une craie magnifique qui garantit fraîcheur, humidité et tranquillité parfaites pour la conservation des vins.  Au-dessus, selon les habitudes de l’époque  où vies privée et professionnelle sont souvent entremêlées, sont construits les bas celliers pour les fûts, les grands celliers de dégorgement et d’habillage, les entrepôts, les bureaux et la demeure familiale.

     

     

    1865 : c’est l’année du premier Millésime de la Maison, fruit d’un assemblage de vins clairs provenant d’une seule très belle année. Les champenois gardent toujours un œil sur le ciel. De ses humeurs, si capricieuses en Champagne, dépend la réussite des vendanges. Du subtil équilibre entre soleil et pluie éclosent les grands vins. Pour assurer l’équilibre, l’ampleur et la continuité du goût dans les années moins remarquables, les Champagnes sont presque toujours des « multi-millésimes », issus de plusieurs années et plusieurs crus.

     

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